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les miracles de Saint Alexandre
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Les reliques
Le temps des grandes processions Le père DOUDIER dit qu'au début de la Révolution, les reliques auraient été menacées et qu'elles furent sauvées par Claude François GRIFFOND-FANFELIN, tanneur, qui, devenu maire, écrivit en 1821, dans le registre des délibérations municipales: "Le 30 septembre de la présente année, jour de la fête du Bienheureux saint Alexandre, Monsieur VIEILLE curé à ce lieu avait annoncé l'an dernier que la présente année on célèbrerait la grande translation, ce qui s'est fait. Les deux châsses ont été portées en procession, il a fait mauvais temps, cette fête n'a pas été autant heureuse que l'avant-dernière que l'on célébra en 1784 qui fut des plus édifiantes. Il y avait alors cinquante ans que cette fête n'avait pas été célébrée. Les anciens nous ont laissé par tradition qu'elle se devait faire tous les cinquante ans, pendant que cette dernière il n'y avait que trente-sept ans. Ce qui fait penser à quelques anciens de nos jours que ce pouvait être à cause que le temps n'était pas encore venu; aussi M. Le curé n'avait pas consulté l'Administration de la commune pour l'annoncer, les notes ou procès-verbaux en sont dans la grande châsse. Le maire actuel pense que cette grande solennité ne doit se faire que tous les cinquante ans ainsi qu'il l'a entendu dire aux Anciens. Ceci pour mémoire. Dieu soit loué. " L'appel du maire GRIFFOND à un plus grand respect des traditions sera entendu puisqu'en 1834, c'est-à-dire à la date "normale", on refera la "grande translation". Nous en avons un compte-rendu, de l'abbé CHAILLET sans doute : " Elle a été précédée d'une neuvaine en l'honneur de ce saint et dès la veille on a chanté les premières vêpres. L'office a commencé à neuf heures le lendemain et l'on a porté les reliques en procession en passant par le Roselat, les Champs Guichat, les Platières jusqu'aux confins du territoire de Chaux-Neuve et en revenant par la Tourbière descendant jusqu'à la route. Le bruit des boîtes qui avait amorcé la fête dès la veille s'est fait entendre de nouveaau plusieurs fois ainsi que la mousqueterie de la garde nationale. M. Le curé de Mouthe et douze autres curés des paroisses environnantes, tant du diocèse de Saint-Claude que de celui de Besançon, assistaient à la cérémonie. Douze jeunes lévites avec un bel ensemble offraient des fleurs et de l'encens. Quatre jeunes gens de la paroisse, vêtus d'aubes, portaient les reliques. Une nombreuse garde nationale, armée et équipée, puis une brillante musique militaire embellissaient la cérémonie. Près de 3.000 personnes formaient le cortège et témoignaient de leur dévotion envers notre saint protecteur. La bénédiction avec les saintes reliques fut donnée depuis le reposoir placé sur les Platières. A l'église, la châsse ornée de fleurs fut placée et resta exposée sur un piédestal élégamment orné et placé devant le grand autel. Chaque jour de l'octave, un grand nombre de paroissiens se réunissaient le matin et le soir pour recevoir la bénédiction qui était donnée avec les saintes reliques. Le soir, il y avait une courte instruction. Le dernier jour de l'octave, la messe fut dite pour la paroisse et le soir on chanta les complies. La châsse fut ouverte, on bénit des croix, chapelets, etc. Que l'on fit ensuite toucher aux saintes reliques, après quoi la châsse fut refermée et replacée dans sa place ordinaire et le présent procès-verbal y fut renfermé après avoir été lu à l'assistance. " En 1884, on fêta "avec une pompe extraordinaire le deuxième centenaire de la translation des reliques". Monseigneur FOULON, archevêque de Besançon était présent et on compta plus de 5.000 pèlerins (plus de 8.000 en 1784, environ 3.000 en 1834 et ... 300 en 1984!).
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Les grandes translations
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