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Pélerinage à Saint Alexandre
Quelques indications relevées au fil du temps : 30 septembre 1900. Des messes sont dites d'heure en heure depuis 5 heures du matin. Messe à 10 heures puis procession. Vêpres à 2 heures avec bénédiction. Le soir, les jeunes du village, qui avaient exécuté en musique le répertoire de la messe, offrent un spectacle. La fête avait été précédée d'une neuvaine, chaque jour prières à 6 heures du soir. Mercredi 30 septembre 1903. La fête coïncide avec la bénédiction du clocher tout neuf. Plus de 40 prêtre, plus de 800 personnes. Le soir, on tire un feu d'artifice depuis le clocher décoré de drapeaux. 1913. 750 personnes. Communions dès 4 heures du matin. Pour la première fois depuis trente ans, le temps ne permit pas de faire la procession. 30 septembre 1919. C'est la Saint-Alexandre de la victoire; l'église est décorée de sapins, de drapeaux. 1927. On a des stalles neuves. L'éclairage électrique a été lancé à Châtelblanc le 24 décembre 1926. Le tacot de Mouthe fonctionne depuis le 15 août 1927, ce qui arrange bien les pèlerins. 1929. 24 prêtres. 500 pèlerins. Pour la première fois, on installe un petit comptoir d'objets de piété dans l'appentis de l'ancienne école des filles. 1934. Présence de Mgr DUBOURG, évêque de Marseille. 2.000 personnes. La pluie qui tombait avec force depuis le matin s'est miraculeusement arrêtée, permettant une belle procession avec musique. Quelques miracles attribués à Saint Alexandre Tirés d'un petit livre : "Pratique de la Dévotion à saint Alexandre martyr". Ils ont été extraits à l'origine d'un manuscrit, sans doute l'oeuvre du chapelain-desservant Pierre Joseph BLONDEAU-TOINY. A sa suite, peu de faits nouveaux ont été enregistrés par les prêtres qui se sont succédé à Châtelblanc. Faut-il y voir négligence de leur part, raréfaction des “miracles” ou une plus grande réserve face aux faits "extraordinaires" qui leur étaient rapportés? En 1804, Apollinaire BLONDEAU de la Vernouge, étant encore enfant, était affligé de fréquentes attaques d'épilepsie, au point de tomber jusqu'à cinq fois par jour. Ses parents, après avoir eu recours en vain aux médecins du pays, le recommandèrent au bon Dieu. Les prières que l'on fit pour lui ne furent pas inutiles. Dieu réserva pourtant l'entière guérison de cet enfant à l'invocation de saint Alexandre. On fit célébrer la sainte messe pour lui dans l'église de Châtelblanc, et dès cet instant il ne ressentit plus aucune atteinte de son mal. Il en avait pourtant encore été saisi plusieurs fois chacun des jours précédents. (Apollinaire BLONDEAU-TOINY est né le 28 juillet 1803 à la Vernouge, hameau de Châtelblanc. Il se marie en 1829 et aura six enfants, tous nés à la Vernouge. Il meurt le 18 décembre 1863 à 60 ans. Il est à l'origine de la sous-branche des BLONDEAU-APOLLINAIRE, encore représentée au village). En 1819,Sévère fils du sieur Emmanuel joseph DENIZET de Mouthe, à l'âge de trois ans, ne pouvait faire encore aucun usage de ses jambes. Sa mère, Rose Alexandrine CART-TANNEUR, promit un voyage à saint Alexandre pour demander sa guérison et l'apporta en conséquence depuis Mouthe à Châtelblanc où l'on célébra pour lui le saint sacrifice de la messe. Au moment de l'élévation, il s'élança de ses bras et on le vit se promenant dans l'église et retournant à sa mère, toute pénétrée de joie et de reconnaissance. Il s'en retourna ensuite avec elle jusqu'à Mouthe, la tenant par la main. En 1859, Arsène MUSSILLON, âgé de 12 ans, de Morez, Jura, avait une maladie aux yeux qui occasionna la perte d'un oeil, tellement qu'il avait coulé. Sa mère voyant que l'autre était gravement atteint, fit une neuvaine à saint Alexandre, promettant un voyage. A la fin de la neuvaine, l'oeil perdu se trouva complètement rétabli et l'autre fut radicalement guéri. Le docteur en mèdecine a avoué que l'enfant, objet de ses soins, ne pouvait être guéri que par une intervention céleste. J'ai vu moi-même cet enfant plusieurs fois avec sa mère faire un pèlerinage à saint Alexandre. Ceci se passait en 1859. (le prêtre était alors l'abbé Chaillet, initiateur du livre cité ci-dessus). Non daté : Les gardes forestiers suisses ayant pris, dans la forêt du Risoux, le nommé Claude Joseph PIROZ de la Chapelle des Bois le conduisirent lié et menotté au plus prochain village. Ils étaient au nombre de six. Chemin faisant, ils lui disaient en se moquant : Tu as bien besoin d'une messe, il te faut recourir à vos saints: peut-être viendront-ils te délivrer. Plein de confiance en Dieu, il fit alors voeu, s'il pouvait échapper, de venir faire célébrer une messe devant la châsse de saint Alexandre. Dans le même temps, en se secouant, il rompit la corde avec laquelle ils le tenaient attaché et s'enfuit; ils crurent le retenir par les cheveux; mais ceux-ci leur restèrent à la main; ils le poursuivirent, mais ils ne purent l'atteindre que légèrement et sans dommage à une oreille. Le lendemain le voeu fut acquitté. Ainsi Dieu voulut venger la gloire de ses saints des insultes des hérétiques.
Buste de St Alexandre surmontant la châsse Eglise Châtelblanc
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