[
mailto:info@site.com]
L’église de Châtelblanc
[
./page_93pag.html]
LA NOUVELLE EGLISE
L'article 29 de la Constitution Civile du Clergé stipulait que dans les lieux écartés ou qui, pendant une période de l'année, ne communiquent que difficilement avec l'église paroissiale, il sera établi ou réservé une chapelle où le curé enverra, les jours de fête et dimanches, un vicaire pour y dire la messe et faire au peuple les instructions nécessaires. Cet article concernait tout particulièrement CHATELBLANC.
Dès lors, et pendant de nombreuses années, les habitants du village eurent à lutter. D'abord pour conserver leur église au culte, puis pour qu'elle soit érigée en succursale et enfin pour récupérer, si possible, des objets de culte pris sur les églises fermées. En mai 1793, on leur permet de garder leur cloche : "Le fanatisme a fait quelques progrès dans la commune de Chatelblanc et si l'on ordonnait délabrement de la cloche, les fanatiques crieraient hautement à l'irréligion"; on laissa l'église ouverte : c'était une première victoire.
Dans l'été de 1793, on racheta les biens de l'église, quelques terres engagées pour des fondations, vendues à Pontarlier comme biens nationaux. Le presbytère, vendu en 1796, est également racheté par les habitants du village.
Suite au Concordat de 1801, Châtelblanc, dans la nouvelle circonscription des paroisses, est enfin érigé en succursale. Monseigneur LECOZ nomme comme desservant Alexandre Joseph PANIER, ....décédé depuis quatre ans !
Châtelblanc eut alors comme curé PARENT, qui quitta la commune en décembre 1803. Il sera remplacé par Jean Claude VIEILLE, prêtre originaire de Bannans, arrivé le 14 janvier 1804. Le 16 juin 1805, il bénissait le cimetière; désormais on n'enterrera plus les morts à Chaux-Neuve (Dans les registres de catholicité, il n'y a pas d'inhumation pour 1805. La première mention d'inhumation est du 29 juillet 1806 pour Jean Joseph Aimé JANNIN des Essarts, mort à l'âge de quinze jours. Pourquoi ce délai ?).
1827 : on élargit l'église qui est vraiment trop petite pour les 550 personnes qui sont recensées dans la commune. Mais, même élargie, elle ne peut offrir que 184 places. Après plusieurs agrandissements et re-élargissements, plusieurs reconstructions à la suite des incendies, la chapelle primitive est devenue un édifice composite, informe. Pour s'en convaincre, il suffit de regarder le plan qu'en donne le vieux cadastre de 1840 (ci-contre):
A cette époque, l'église est d'ailleurs en piteux état: "sa toiture est entièrement hors d'usage, ses planchers sont pourris, un des murs du côté du sud s'est écarté d'environ quinze centimètres..." écrit un rapport. C'est alors qu'on commence à se demander si, plutôt que de réparer une fois de plus il ne vaudrait pas mieux reconstruire une nouvelle église.
Il faut dire à ce sujet que l'ancienne église, située approximativement sur l'emplacement du jardin actuel de la cure (devenu depuis ces lignes un parking), avançait beaucoup plus que ce jardin en direction du presbytère. Le fronton se situait à la moitié de la grande route actuelle et de ce fait gênait considérablement le passage des voitures, notamment des fardiers de grumes. C'est pourquoi il était projeté de faire passer la route qu'on se proposait de rectifier entre Mouthe et saint Claude à l'écart du village, ce qui irritait fort les voituriers.
Bien sûr, si on démolissait l'église, la route élargie et rectifiée dans son tracé pourrait continuer à traverser le village, ce que souhaitaient nombre d'habitants. Mais cela coûterait cher : où trouver les ressources dans une commune constamment endettée, d'autant plus qu'elle vient à peine d'inaugurer sa maison commune (1838-1840)?
Les habitants sont partagés, on tergiverse... Le sous-préfet envoie sur place, en février 1853, des observateurs chargés de juger, une nouvelle fois, de l'état de l'église; leur rapport est accablant : "l'intérieur est dans un grand état de saleté et de moisissures. Les voûtes qui sont en bois offrent peu de solidité et présentent le coup d'oeil le plus désagréable...".
Pour forcer la main des habitants, toujours partagés, les autorités religieuses tardent à remplacer l'abbé DORNIER, parti en septembre 1853, si bien que la paroisse n'a plus de desservant en titre. Fin 1854, la commune prend enfin une décision et, l'année suivante, on commence à étudier plans et devis pour un nouveau lieu de culte.
[
./28alhomepag.html]
Accueil
[
./28als3pag.html]
Sommaire village
[
./page_87pag.html]
[
./page_88pag.html]
[
./page_89pag.html]
[
./page_90pag.html]
[
./page_91pag.html]
[
./page_92pag.html]
[
./page_93pag.html]
L’ancienne église
Les fondateurs
La chapelle
L’église en feu
La vie paroissiale
La nouvelle église (1)
La nouvelle église (2)
[
Web Creator]
[
LMSOFT]