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L’église de Châtelblanc
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La vie paroissiale
Même s'ils avaient leur chapelle, les habitants de Châtelblanc étaient tenus d'assister, dimanches et fêtes, aux offices à l'église vicariale de Chaux-Neuve, dont ils dépendaient toujours; et cela dura jusqu'en 1804.
Certes, on célébrait à la chapelle des messes de fondations, voire quelques mariages, on y disait des prières. Le dimanche, n'allaient à la messe basse, dite à la chapelle, comme il était spécifié dans la fondation primitive, que les personnes âgées ou infirmes et, en général, celles affectées à la garde des maisons. La majeure partie de la population allait aux offices à Chaux-Neuve et il en était de même aux grandes fêtes de l'année, et elles étaient nombreuses.
De ce fait, chaque année, on devait participer aux dépenses de l'église de Chaux-Neuve (rétribution au prêtre pour les messes communes, processions, luminaire, pain bénit, entretien...); pour moitié d'abord, puis dès le 22 décembre 1688, à la suite d'arrangement, pour les deux cinquièmes.
La communauté participait en outre - à contre-coeur - à l'entretien de l'église de Mouthe et on comprend aisément l'irritation des habitants de Châtelblanc qui devaient ainsi participer à l'entretien de trois églises. Cela se traduisit par des procès intentés pour se dispenser de payer à l'entretien de l'église et du presbytère de Mouthe (pour celle de Chaux-Neuve, ils trouvaient la situation presque normale), procès qu'ils perdaient régulièrement.
Dès la fondation de la chapelle de Châtelblanc, et jusqu'en 1709, ce furent des vicaires de Chaux-Neuve qui la desservirent.
En 1709, un chapelain desservant fut nommé : Pierre joseph BLONDEAU-TOINY de la Chaux-Choulet, qui mourut en 1751. Il eut pour successeur : Alexis BLONDEAU-RENAUD de Chapelle des Bois, qui mourut peu après le grand incendie, le 2 juin 1759 à 70 ans.
Le chapelain en titre, François Joseph BLONDEAU, chanoine à Chantilly, nomma alors Alexandre Joseph PAGNIER, originaire de la Combette. D'abord fortement contesté par les habitants (il dut même trouver pendant quelque temps une autre paroisse), il pourra enfin exercer ses fonctions et c'est lui qu'on trouve en place lorsqu'éclate la Révolution.
Il refusa de prêter le serment à la Constitution civile du Clergé et dut gagner la Suisse en septembre 1792, ainsi que l'affirme le père DOUDIER. Les offices sont alors assurés par "le citoyen pasteur de la paroisse de Chaux-Neuve", l'abbé BOURDIN, qui a juré et a donc pu rester en place.
Rentré de Suisse en octobre 1796, PAGNIER se cacha, à Foncine le Haut notamment. Il sera arrêté le 23 juillet 1798 dans un jardin à la Combette où vivait encore son frère. Conduit à Pontarlier "sur une voiture à cheval à cause de ses infirmités", il fut ensuite, le 8 août, interné à la maison de justice de Besançon, puis reclus à la prison des Capucins dans la même ville; il mourut, loin de son village, le 2 juillet 1800.
La nouvelle église
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