Voici les principaux éléments de l’inventaire : "Ce village (Châtelblanc) qui s'inscrit dans un site remarquable conserve un bâti intéressant. La ligne de maisons qui conduit à cette croix en témoigne. La croix marque l'extrémité du bâti ancien de cette entrée du village. Elle domine la plaine vers Chaux-Neuve. Cette croix, de calcaire clair, se dresse à la lisière est du village, à l'extrémité d'une rue qui donne sur un à pic. La face antérieure, parallèle à la rue, regarde le nord. La hauteur totale est de 3,27 mètres. Le soubassement carré est un emmarchement à deux degrés, semblables de chaque côté. Le socle, presque carré, haut de 47 centimètres, a son bord supérieur largement chanfreiné. Les inscriptions qu'il présentait côté nord sont très effacées. Le passage de la base carrée au fût octogonal de la colonne se fait par des congés très érodés. On a ensuite un morceau de fût circulaire. Le croisillon est posé directement sur cette colonne (tronquée?). Haut de 0,92m, large de 0,75m, il est de section circulaire. Face nord : le Christ en croix et le titulus; face sud : la Vierge à l'Enfant debout sur un culot, abritée par un dais. Des lignes de dents de scie délimitent les extrémités du croisillon et soulignent le bord du culot de la Vierge. Une couronne de dents de scie orne les tranches des bras du croisillon. Un décor de feuilles aiguës couronne le croisillon, ces feuilles alternent avec de petits arcs sur le bord du dais de la Vierge. Le Christ couronné d'épines a les pieds superposés. Il est érodé mais son profil témoigne d'une sorte d'expressionnisme dans le traitement. La Vierge debout, couronnée, frontale, porte l'Enfant sur le bras gauche et le tient de la main droite. L'Enfant est raide dans sa robe longue; la Vierge est vêtue d'une robe à plis droits et d'un manteau court. Le traitement hiératique semble relever de l'art populaire ou de l'imitation d'un modèle précis plutôt que d'une haute époque. La section circulaire de la moitié supérieure de la colonne, la forme et le décor du croisillon font attribuer au XVIIe siècle toute la partie supérieure de la croix. On remarque une solution de continuité entre la colonne et le croisillon; les sections ne concordent pas. La colonne a dû être raccourcie. On ignore quand on a posé des agraphes et ceintures métalliques au socle et à la colonne et quand on a boulonné les bras du croisillon. Les marches du soubassement ont été reprises en 1987." Le dossier avance la date de 1561 qui pouvait être lue. "La date et les inscriptions sur le socle côté nord sont actuellement difficiles à lire. CE O ON. FAY. .C? O Y
La Croix de la Combille (2)
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Croix de la Combille Photographie H. Bourgeois
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