La seigneurie de Châtelblanc
[
./page_37pag.html]
[
./page_44pag.html]
HISTOIRE de la Seigneurie de CHATELBLANC
LES ORIGINES - LES SEIGNEURS - LE CHATEAU de CHATELBLANC - LES FRANCHISES
Les ORIGINES :
D'après BOURGON ("Recherches historiques sur la ville et l'arrondissement de Pontarlier". Pontarlier 1841)
En 1266, l'abbé GUI (GUIDO) de Saint Oyan (Saint Claude) donne en fief à JEAN de CHALON L'ANTIQUE l'espace alors inhabité qui s'étend depuis la source de la rivière d'Orbe jusqu'au territoire de Mouthe, soit les hautes joux du monastère, à charge d'y appeler des habitants.
Jean de CHALON et sa troisième femme, la Comtesse LAURE, acceptèrent cette inféodation qui fut ratifiée quelques jours après, par Guillaume de LA TOUR, archevêque de Besançon.Les limites du territoire inféodé sont déterminées sans doute avec exactitude mais il est très difficile de les suivre à cause des noms anciens que nous ne connaissons plus.
D'après DOM BENOIT (" Histoire de l'Abbaye et de la Terre de saint Claude". Montreuil-sur-Mer. 1890-1892) :
Conditions de l'inféodation :
" Si par l'industrie du comte JEAN, dit l'abbé, le terrain que nous lui cédons vient à être défriché et habité, nous aurons dans les bourgs et les villages et sur toutes les maisons, fours, moulins et autres, la moitié des cens, des amendes, des péages qui pourront y être établis, en un mot nous nous réservons la moitié de tous les revenus; le comte aura l'autre moitié. Mais pour les dîmes, les offrandes, les droits de sépulture, de patronage et pour tout ce qui concerne le spirituel, le comte et ses successeurs n'auront rien; tout nous sera réservé".
Le comte s'engage à ne pas recevoir sur les terres qui lui sont cédées les colons établis sur le territoire de l'abbaye, le peuplement des nouvelles forêts se ferait au détriment des terres monastiques.
Le droit de chasse est ainsi partagé : "Si quelqu'un trouve dans les limites susdites des éperviers, des faucons ou d'autres gros oiseaux, le tiers lui appartiendra et les deux autres tiers au comte et à l'abbé". Les autres clauses du contrat concernent sa mise en exécution.
En vertu de cette convention, la dîme tout entière était réservée à l'abbaye; la maison de CHALON n'avait droit qu'aux autres revenus et encore à la moitié seulement.
Nouvelle inféodation :
D'après René LOCATELLI ("L'abbaye de Mont-Sainte-Marie et le Haut-Doubs forestier. 800 ans d'histoire". Les amis de l'abbaye de Mont-Sainte-Marie et de Saint Théodule, sous la direction de René LOCATELLI. 1999 ).
" Au début du XIVe siècle, les CHALON-ARLAY tentent par divers moyens de stimuler la colonisation et de mener à bon terme l'entreprise lancée un siècle auparavant. Dans cette perspective, ils obtiennent de Saint-Claude une révision du traité de 1266 qui organisait une association pour le défrichement des Hautes-Joux.
C'est en effet Jean de CHALON-ARLAY qui signe en 1301 un nouvel accord d'inféodation, mais sur des bases plus avantageuses pour lui. "Comme ces joux ne peuvent être réduites en terres cultivables sans frais considérables..., constate le nouvel accord, et pour faciliter le peuplement des cantons inhabités...", l'abbaye de Saint-Claude consent quelques modifications : Jean et ses successeurs garderont pour eux seuls les châteaux ou donjons qu'ils pourront construire à leurs frais sur ces terres, mais partageront de moitié avec le monastère les bourgs, villages, abergements ou quelconques habitations qui s'y construiront; de même ils partageront de moitié tous les revenus de la justice et des dîmes, tandis qu'ils laisseront intégralement aux moines les églises et les droits paroissiaux. Une clause particulière autorise les habitants à pêcher dans les rivières avec possibilité de vendre le poisson.
Ce traité de 1301, qui laisse à Jean de CHALON-ARLAY la libre disposition des forteresses, l'encourage sans doute à construire la même année le château de CHATELBLANC ..."
D'après BOURGON
Dans une seconde charte, datée du 12 août 1301, l'abbé Estienne 1er de VILLARS recule les limites de la première concession de 1266 en faveur de Jean de CHALON-ARLAY 1er, fils de Jean l'Antique. Son motif déterminant est la difficulté d'établir des colons dans ces contrées, ce qui causait un grand préjudice à ce seigneur et à l'abbaye.
Voici les principales conditions du nouveaua traité : si Jean de CHALON ou ses héritiers viennent à construire une forteresse dans les limites du territoire qui leur est accordé, elle leur appartiendra à perpétuité mais fera partie du fief du monastère. Les bourgs, villes, habitations quelconques et leurs habitants appartiennent par moitié au couvent et aux seigneurs; tous les revenus seront partagés entre eux. La justice revient au seigneur ainsi que l'exécution des sentences; mais les enquêtes et l'instruction des affaires criminelles seront faites en commun par les officiers de l'abbé et ceux du sire de CHALON. Les biens des condamnés et les amendes seront partagés entre eux. L'abbé se réserve les droits de patronage, d'offrandes, de sépultures, etc. La poix recueillie dans les forêts de la seigneurie ne pourra être vendue qu'à Jean de CHALON à raison de cinq sous estevenants les cent livres de noire et la blanche quatre sous; celui qui enfreindra cette disposition sera condamné à une amende de soixante sous à partager entre le seigneur et l'abbé. Les dîmes seront partagées entre les deux coseigneurs alors qu'en 1266 elles étaient entièrement à l'abbé.
Les serments furent prêtés de part et d'autre sur les saints évangiles et les sceaux des parties contractantes apposés à l'acte, que confirme Louis de THOIRE-VILLARS, archevêque de Lyon le mercredi avant la fête de la Nativité de la Sainte Vierge de l'an 1301.
[
./28alhomepag.html]
Accueil
[
./page_44pag.html]
[
./page_37pag.html]
Les seigneurs
Le château de
Châtelblanc
[
./28als3pag.html]
Sommaire Seigneurie
[
./28als3pag.html]
Sommaire
Village
[
Web Creator]
[
LMSOFT]