La commune et ses hameaux (2)
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ECONOMIE et SOCIETE En raison de l'altitude, les ressources agricoles consistent essentiellement en pâturages et prairies. Sous l'Ancien Régime, en 1688, la localité compte 52 chevaux et 820 bêtes à cornes. Il n'y a plus que 6 chevaux en 1773 mais on dénombre 307 ovins et 495 bovins. Le foin n'étant pas produit en quantité suffisante, les habitants sont obligés d'en acheter auprès de leurs voisins de Mouthe et de Bellefontaine. Ces achats étant coûteux, il leur arrive de vendre une partie de leur bétail l'hiver, ou de le faire hiverner là où il a été acheté. C'est en 1762 que les habitants décident de construire une fruitière, et un fromager, "le fruitier", est engagé du 30 avril au 1er novembre. L'originalité de l'organisation tient au fait que le fruitier fabrique le fromage de chaque associé, avec le lait de ce dernier, et sous sa surveillance. Il faudra attendre le XIXe siècle pour que le lait de tous les associés soit mis en commun, ce qui révèle l'esprit individualiste de la population. Du chevrotin ( avec le lait de chèvre ) et du septmoncel sont aussi fabriqués. Outre l'élevage, quelques cultures sont pratiquées. La communauté déclare, en 1790, 791 journaux de terres labourables ( dont seulement 114 sont bonnes ), 512 journaux de "prels" et 20 arpents de bois, ce qui est fort peu. Les forêts de la seigneurie sont en effet exploitées par les "Fonseniers", c'est-à-dire les habitants de Foncine qui ont su faire reconnaître leur droit d'usage dans une charte de 1372. Ce droit leur a été contesté à diverses reprises, notamment en 1662, mais les habitants de Châtelblanc perdirent leur procès. Pour compenser ce manque de bois, des tourbières sont mises en valeur ( pour le chauffage ). Un peu de fer a été aussi exploité. En 1540, par exemple, des mines de fer ont été amodiées à Pierre Courvoisier pour 12 ans, mais elles n'existent plus au XVIIIè siècle. Au XIXe siècle, l'artisanat se développe. Outre le moulin Jannet, installé sur le bief Bridoz, on dénombre, en 1883, deux scieries, deux fabriques de caisses d'emballage, une fabrique de seilles employant 25 à 30 ouvriers, un horloger et une fabrique de caisses d'horloges. Quant à l'agriculture, elle s'oriente davantage vers l'élevage. En 1891, le village compte trois sociétés et un chalet de fromagerie. La nature des activités du pays change profondément au cours du XX e siècle. Le nombre des agriculteurs régresse. Il n'y a plus que 7 exploitations agricoles en 1982, disposant d'une surface agricole utile de 316 ha et livrant 800.000 kg de lait par an à la coopérative laitière. Si la montée saisonnière à "l'alpage" a disparu, des pâturages sont encore loués à des Suisses. Sciages mécaniques et fabricants de seaux en bois subsistent. Mais il n'y a aucun commerce, la localité étant desservie par des commerçants des villages voisins. Un regroupement pédagogique a permis le maintien d'une école. Pour le tourisme enfin, le village dispose du passage du G.R.5, d'une piste de ski de fond et, avec un hôtel et une quinzaine de gîtes ruraux et de meublés, il offre environ 50 lits. Histoire religieuse
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