Les malheurs des temps....
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La Seconde guerre mondiale (1939-1945) Les Allemands arrivent à Châtelblanc C'est dans la nuit du 22 au 23 juin 1940 que les Allemands arrivèrent à Châtelblanc. Il s'agissait d'un groupe de reconnaissance avec véhicules tout terrain et quelques petits canons. Ils se sont aussitôt mis à la recherche du maire, Valentin BLONDEAU-TOINY. Parallèlement on réveilla Henri CLERC qui tenait un des deux cafés du haut du village, pour se faire servir à manger et les Allemands réglèrent le repas en argent français. Puis on organisa le logement des hommes et du matériel. La maison JEANNIN - en face de l'école - fut requise pour le siège de la Kommandantur. On utilisa les chambres disponibles dans plusieurs maisons pour les hommes, et les granges pour le matériel. Les gros véhicules furent laissés dehors, dans les cours. Un drapeau à croix gammée fut dressé devant la maison JEANNIN et des affiches d'avertissement furent apposées sur les murs pour prévenir pillages et sabotages, menaçant de peine de mort. Les jours suivants, riches de leur mark valorisé à vingt francs par les accords d'armistice, ils se sont empressées d'acheter œufs, beurre, et surtout des boissons. Ce détachement est resté à Châtelblanc environ trois semaines. C'est pendant cette période que fut prise la photographie que voici, prise vraisemblablement, en plongée, du sommet d'un gros engin. Au dos, est écrit en allemand : Chatel Blanc (France) à la frontière suisse. Détachée d'un album, elle était la propriété d'un Belge à qui je l'ai achetée. Quelques jours après le départ de ce détachement, est arrivée une compagnie de troupes de montagne avec chevaux et mulets. Il y avait beaucoup d'Autrichiens parmi les hommes et on utilisa à peu près les mêmes locaux que pour leurs prédécesseurs. Au premier septembre ils sont repartis, sans qu'aucun incident n'ait été signalé. Aucune nouvelle troupe n'occupa le village jusqu'à la tragique journée du 30 août 1944. (Les renseignements ci-dessus me furent communiqués par Jean BOURGEOIS-JACQUET qui eut la possibilité de consulter " les carnets du Père Clerc ", car Henri Clerc eut l'excellente idée de consigner les événements importants qui marquèrent la vie au village pendant cette période.) Les Allemands installèrent à Mouthe une forte garnison, de même à Foncine le Haut. D'elles dépendaient des postes de douane dispersés au plus près de la frontière. Nous pouvons lire dans l'opuscule " Châtelblanc au fil du siècle " : "Il a fallu subir les exigences de ces garnisons : fournir le bois, le fourrage, et surtout déneiger la route et la ligne du tram, essentielles pour leurs transports et leurs mouvements (…) Le couvre-feu était rigoureusement appliqué ". Certes, " on a connu la pénurie des produits nécessaires à la vie de tous les jours (…) mais on n'a pas souffert de la faim à Châtelblanc ".
Soldats allemands à Châtelblanc en juin 1940 (Coll. H. Bourgeois)
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- L’arrivée des Allemands à Châtelblanc - La contrebande - Le maquis - L’attaque du poste de Douane du Cernois - Léo Lutkie déporté - L’embuscade de Combe des Cives - Le 30 août 1944 - La libération - P’pa prisonnier
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