Les malheurs des temps....
Mardi 14 mai 1895 : INCENDIE AUX BERGINES. (JOURNAL de PONTARLIER du dimanche 19 mai 1895) "Châtelblanc. Incendie. Mardi 14 mai, vers onze heures et demie du matin, la foudre est tombée au hameau des Bergines sur un corps de bâtiment appartenant à MM. BOUQUET Victor Alcide et Emile BLONDEAU. M. BOUQUET qui ramassait du bois mort à 1800m de son habitation et qui est sourd n'entendit pas le grondement du tonnerre mais à l'approche de l'orage il voulut rentrer chez lui avec son fardeau lorsqu'à cinquante mètres seulement il vit sa maison tout en feu. Sa femme qui faisait paître ses chèvres non loin de là n'avait eu que le temps de faire sortir son bétail de l'écurie. Quant à M. BLONDEAU, il labourait un champ distant de 1500m lorsqu'il vit sa maison en flammes. Il put pourtant arriver à temps pour sauver aussi son bétail. Mais le mobilier complet des deux propriétaires a été la proie des flammes. La destruction du bâtiment a été si prompte que les pompes de Châtelblanc et Foncine qui sont cependant arrivées très vite sur le lieu du sinistre, n'ont pu apporter aucun secours." La famille d'Emile BLONDEAU (BLONDEAU-Metson-Michotte) viendra alors au village dans la maison "chez ROYET", chez LANGEL actuellement, maison construite au début du XIXe siècle par les GRIFFOND-BOITIER. Il y eut là boulangerie et cabaret. Lundi 6 juillet 1931 : INCENDIE au VILLAGE Le lundi 6 juillet 1931, à 22 heures, au cours d'un violent orage, la foudre est tombée sur le transformateur électrique plongeant le village dans l'obscurité. En même temps, le feu se déclarait dans la maison appartenant à Narcisse BOURGEOIS-POTAGE et qu'habitait également la famille de son neveu, Valentin BLONDEAU. L'alarme fut donnée par le maire qui, voyant sortir de la fumée, prévint Narcisse qui n'eut que le temps de sauver ses papiers. Les premiers sauveteurs réussirent, non sans peine, à faire sortir le bétail. Ils avaient à peine terminé que l'écurie et la grange étaient en flammes, 10.000 kg de foin furent consummés. Après la pompe de Châtelblanc, arrivèrent celles de Chaux-Neuve, de Mouthe et de Foncine. Grâce à l'ensemble de tous les secours, les maisons voisines furent préservées ainsi que les appartements d'habitation de la maison incendiée qui ne subirent que des dégâts superficiels. Néanmoins la surveillance des décombres dut se prolonger nuit et jour jusqu'au surlendemain, en même temps qu'on travaillait à abriter provisoirement, contre la pluie persistante, les chambres sauvées du désastre. On estimait les dégâts à 40.000F pour le propriétaire Narcisse et à 12.000F pour son locataire Valentin qui n'était pas assuré. Ce sont les meubles agricoles, le fourrage et le grain de ce dernier qui furent détruits. Le 9 août, le conseil municipal votait une subvention de 1.000F aux incendiés. Les réparations seront effectuées rapidement, la couverture notamment où la tôle remplaça la tuile. En octobre, il ne restait qu'à achever le travail intérieur. Le 10 janvier 1932, on décide d'acheter une nouvelle pompe à incendie et le 13 mars suivant la création d'un corps de sapeurs-pompiers
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