Les malheurs des temps....
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Mesures pour prévenir le feu
En témoigne, la délibération municipale du 18 pluviose an XIII ( 7 février 1805) :
" Un membre habitant du village a fait rapport et a dit que l'on pourroit prendre pour l'avenir des moyens préventifs pour la sûreté du feu à ce lieu, vu que dans le courant du siècle passé il y avoit arrivé trois incendies plus ou moins malheureux, qu'il n'y avoit pas assez de puits ou fontaines, manquant de pompes à jeter l'eau, que au moins à ce jour il étoit très à propos de commencer par délibérer d'y faire le guet au tour (à tour de rôle) pendant les nuits d'orages et de sècheresse, que les habitants étoient bien disposés à cela l'ayant déjà fait l'année dernière pour ainsi dire sans commandement, mais que c'étoit le cas d'en délibérer et de nommer un commissaire pour le commander, vu que le maire et l'adjoint n'y résidoient pas mais dans les hameaux, et d'en envoyer extrait aux autorités administratives pour y être autorisés à forcer ceux qui oseroient s'y refuser".
En ce qui concerne les puits "au nombre de deux, il seroit à propos que les habitants de chaque bout du village fissent le leur, vu que l'emplacement y existe, il y seroit sollicité, vu l'éloignement de la fontaine roulante".
Le plus important est l'organisation du guet : " dans la suite il sera fait le gay (sic) dans le village de Chatelblanc pour la sûreté du feu pendant les nuits d'orage et de sècheresse, par deux citoyens pris dans chaque famille au tour, qui vaqueront le long de la rue chaque heure que le horloge sonnera et les annonceront de leurs voix, et se prendront garde de tous côtés s'ils ne voient rien de dangereux, et lesquels seont commandés par le commissaire d'après un billet d'ordre qu'il leur délivrera à chacun d'eux, et chaque fois que ce sera leur tour, lesquels seront tenus de faire le service par un citoyen de leur famille ou par une autre personne. Que le commissaire commandera ce service au tour, une personne dans chaque famille, par un billet qu'il leur délivrera à l'avance, chaque jour d'orage et de sècheresse, à sa prudence et sagesse, en tiendra registre et au cas il s'en rencontroit quelqu'un qui se refuse à faire le service, ce commissaire aura le pouvoir de mettre une personne à leur place et ordonnera par un mandat au défaillant de lui payer chaque nuit de service la somme de 1 franc 25 centimes, et au cas il se refuseroit à ce paiement, il y sera forcé par la même voie que les Contributions nationales."
Cette décision ne concerne pas les granges et les hameaux, mais on invite ces derniers à procéder de même.
Pour cette année, le commissaire sera Jean Joseph PAGNIER, qui sera plus tard avocat et maire avant de s'exiler en Savoie.
1821 : Pour le maire, Claude François GRIFFOND FANFELIN, tanneur (la tannerie des frères GRIFFOND FANFELIN était au bas du Tartre) demeurant au Roizelat, le guet est insuffisant. Ce vieux garçon, autoritaire, a des idées sur tout et les fait connaître... Le 30 mars 1821, au conseil municipal " le maire nous a représenté que ce village avait été bien malheureux pendant le siècle dernier, à raison des incendies qu'il y avait arrivé 1° en 1733 il y périt 3 maisons des plus belles (je n'ai trouvé aucune trace de cet incendie), 2° en 1759 il y en périt 8 et l'église 3° enfin en 1775 deux et le presbytère et le clocher avec la cloche, que voilà de grands malheurs pour peu de temps (...). Il propose et le conseil décide "que tous les habitants du village et des hameaux seront obligés un mois après la publication du présent d'avoir tous une échelle propre et toujours prête à monter sur leurs couverts sans emprunter de leurs voisins, comme aussi ceux que leurs maisons sont couvertes à petites ancelles d'en avoir toujours des convenables placées et toujours prêtes à monter à tous heures à leur lucarne proche chaque cheminée, afin de ne pas perdre le temps à en chercher et placer en cas de besoin, à peine de cinq francs d'amende voulue par le Code des délits et peines.
Au surplus le Conseil prie M. Le maire de se procurer encore une pompe foulante en fer blanc un peu plus grosse s'il se peut que celle que l'on a, et trois crochets un peu moindres que les deux autres qui soient maniables par une seule personne. "
1826 : François GRIFFOND, le maire (dont on dit qu'il a, pendant la révolution, sauvé les reliques de Saint Alexandre de la destruction) et son adjoint, Claude Joseph BROCARD, ont enfin mis au point un catalogue de mesures, en 13 points, transformé le 4 mai 1829 en un "Règlement de police" en 17 articles, le tout "affiché de six mois en six mois afin que les habitants n'oublient pas ce qui les concerne".
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