Les malheurs des temps....
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La guerre Soldats de Châtelblanc pendant la Révolution et l’Empire (suite) Les victimes : Les réquisitions On ne peut guère, pour donner la liste des victimes des guerres de la Révolution et de l'Empire, que se baser sur l'Etat-civil qui a enregistré les certificats de décès envoyés par les hôpitaux. Mais les hommes tombés sur les champs de bataille ne sont pas mentionnés. Combien de fois n'ai-je pas lu d'un tel qu'"on le croit mort"! On trouve aussi, de temps à autre, sur un acte notarié, à l'occasion d'un partage par exemple, qu'un tel a disparu, qu'à partir de telle date on n'a plus eu de ses nouvelles. Pour forcer la chance, on ajoute que s'il revient un jour, il sera dédommagé en argent. C'est arrivé, mais très rarement. Combien d'hommes se sont ainsi évanouis pendant cette période ?... Voici les mentions de décès signalées dans les registres d'Etat-civil de la commune ou au détour d’actes notariés: Alexandre Joseph GUYON VEUILLET (on disait encore VUILLET) de la Cabouille, mort à 24 ans le 5e jour complémentaire de l'an 5 (septembre 1797) au domicile de ses parents en congé limité. A servi pendant 4 ans à l'armée du Rhin où il était fusilier à la 31e demi-brigade d'infanterie. Est-ce le bon prénom ? Il est permis d'en douter car j'ai retrouvé à la date de juillet 1794 un certificat médical concernant "Jean Joseph GUYON demeurant à la Cabouille", rédigé par Jean Claude François CART, officier de santé à Mouthe. Ce dernier déclare que Jean Joseph " a été attaqué il y a plusieurs années d'une hernie appelée bubonocale au côté droit qui s'est terminée par gangrène et a formé un anus artificiel qui a duré longtemps, que la cicatrice qui s'est formée longtemps après et la suppuration comme aussi ladite hernie qui a contracté l'intestin avec les parties environnantes y a produit un réservement et un étranglement qui s'oppose au libre passage des matières fécales et occasionne audit GUYON de fréquentes et violentes coliques pour peu qu'il s'écarte des règles d'un régime..." Autre certicat à la même date par Edouard Etienne GARNIER, officier de santé à Foncine, qui assure que "depuis deux ans il traite Ignace Joseph GUYON de la Cabouille d'une inflammation de cerveau (...) Il est toujours bien malade et la vue presque éteinte (...) Il est dans l'impossibilité de marcher ni faire route." En décembre 1796, on compte trois GUYON : Alexandre Joseph, à l'armée; Jean Joseph et Ignace Joseph, de la 1ère réquisition, "infirmes, jugés incapables de servir". MICHAUD François, du 29e régiment de dragons, natif de Châtelblanc, mort le 22 octobre 1807 à l'hôpital de Modène où il était entré le 11 octobre. Alexis BOURGEOIS-MOINE, mort le 3 novembre 1809 à l'hôpital de Trieste par suite de fièvres. Il était du 84e régiment d'infanterie de ligne à l'armée d'Italie. Jean Baptiste MICHAUD-FIDEY, carabinier au 27e régiment d'infanterie de ligne, mort le 20 novembre 1808 à l'hôpital militaire de Dantzig par suite de fièvres. Clément BOURGEOIS, fusilier au 106e régiment de ligne, mort le 4 septembre 1809 à l'hôpital de Spitelberg par suite de blessure. Il y était entré le 26 juin précédent. Pierre Joseph MICHAUD-FIDEY, mort le 22 juin 1812 en se baignant dans l'Adige sous le pont Saint-Laurent à Trente. Claude François GRIFFOND-BOITIER du 15e régiment d'infanterie de ligne, mort à l'hôpital militaire de Lisbonne le 14 août 1812. Il était prisonnier de guerre; La nouvelle du décès n'est parvenue à Châtelblanc qu'en 1825. Charles Joseph BLONDEAU-NATOIRE des Bergines, fait prisonnier en Russie en novembre 1812, puis on n'aura plus de nouvelles de lui. Pierre Alexandre BLONDEAU-TOINY des Grands Abattois, de la levée du 6 août 1792. En mars 1797 est au 6e bataillon du Doubs. En septembre 1798, on n'a plus de nouvelles de lui. Je n'ai pas retrouvé sa trace. ... Les réquisitions
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