Les malheurs des temps....
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La guerre
Soldats de Châtelblanc pendant la Révolution et l’Empire (suite)
- La levée de 1793 Illustration : un soldat de l’an II
Le roi a été guillotiné, une coalition puissante menace la France. Or, au début de cette année, la République a à peine 150.000 hommes dans ses camps militaires. Le décret du 24 février 1793 fixe à 300.000 le nombre de volontaires qui seraient demandés : c'est la levée en masse.
Cette levée se heurte aux difficultés les plus graves; elle ne donne guère plus de la moitié des hommes prévus. Alors la Révolution impose à chaque commune un contingent déterminé de "volontaires", laissant à chacune le choix du mode de désignation.
Le 18 mars 1793, Châtelblanc doit fournir deux hommes (plus un demi avec Chaux-Neuve). Ils sont tirés au sort parmi les garçons ou veufs de 18 à 40 ans car il n'y a pas de volontaire. Le sort désigne :
Jean Joseph BOURGEOIS-MOINE des Anguenelles (les BOURGEOIS Boutu), âgé de 19 ans. Il sera armurier. Puis cultivateur à Foncine le Haut où il meurt en 1837.
Claude Joseph léonard MICHAUD-PIRET. Il touche une prime de 520 livres de la municipalité, mais il a caché ses infirmités et ne sera pas accepté par le district. La municipalité eut beaucoup de mal à récupérer l'argent!
Le demi est fourni par Chaux-Neuve : Jean Joseph GUYON-DOFIANT.
La levée en masse est un échec : des mesures plus radicales s'imposent. Les volontaires se faisant rares et les désertions de plus en plus nombreuses, la Convention en arrive aux réquisitions. Par un décret du 23 août 1793, la première réquisition exige la présence sous les drapeaux de tous les jeunes gens de 18 à 25 ans (célibataires ou veufs). 700.000 hommes sont rassemblés, qui seront tenus de remplir leurs engagements jusqu'à la paix.
A Châtelblanc, la réquisition du 27 septembre 1793 concerne :
Pierre Célestin BLONDEAU-NATOIRE des Bergines, 21 ans. Sera armurier. Epousera Séraphine FUMEY-BADOZ et sera aubergiste à Foncine le Haut dès avant 1808.
Charles Joseph, son frère, 19 ans. Sera dans les "charrois militaires". Fait prisonnier en Russie en 1812, puis on n'aura plus de nouvelles de lui.
Claude Ignace BLONDEAU-TOINY du Voiteloup, 20 ans. Sera armurier. Vend en 1802 sa part de biens au Voiteloup. Serait mort dans la Drôme, nous dit un acte de 1820. De la descendance sans doute.
Alexandre Joseph BLONDEAU-TOINY de Chaux-Choulet, 23 ans. Sera armurier. Meurt en 1815 à Chaux-Choulet. C'est le premier à être dit "Patitié". De la descendance dont Just (mon ancêtre) et Antoine Joseph qui sera maire de la commune puis buraliste dans la "maison Picard".
Pierre joseph BLONDEAU-NATOIRE des Grands Abattois. Sera armurier.
Pierre Joseph BLONDEAU. Difficile de s'y retrouver à cause de l'homonymie!
Jean Joseph BOURGEOIS-PHILIPPET.
Alexandre Joseph BOURGEOIS, futur BOURGEOIS-ROY, 21 ans, salpêtrier à Nozeroy. Epouse en 1799 Marie Victoire BOURGEOIS-ARMURIER de la Cabouille. De la descendance qu'on retrouve au village. C'est le frère de "la république" et du "Gros Jean".
Claude Joseph BOURGEOIS.
François Joseph BOURGEOIS-ARMURIER, 22 ans. Armée du Rhin. Sera blessé. Epouse en 1808 Marie Joseph BOURGEOIS-PHILIPPET des Grands Abattois. Résident à la Cabouille. De la descendance.
Jean Joseph, son frère, 18 ans; sera armurier. Epouse Marie Jeanne FUMEY-BADOZ. Est horloger à Foncine le Haut en 1810. Un autre de leur frère, Claude Antoine a dû lui aussi être de la réquisition. Sera horloger à Paris en l'an 14.
Jean Baptiste MICHAUD-FIDEY
Jean Antoine JEANNIN-TENE
François Joseph JANNIN chez LOUIS, sera douanier.
Alexandre Joseph GUYON-VEUILLET de la Cabouille.
15 noms, mais je ne puis prétendre que cette liste soit exhaustive. D'autant plus que certains de la liste ont pu être refusés à l'examen médical, et peut-être remplacés. Pour certains, je n'ai absolument aucune indication.
La conscription
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