les MICHAUD
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Les notables MICHAUD Nous avons le testament de FRANCOIS MICHAUD passé devant le notaire Jean BROCARD de la Chaux-Neuve le 20 may 1661. "Noble François MICHAUT...feu Antoine MICHAULT mon père inhumé dans l'église de la Chaux-Neuve". Dans l'acte de publication on lit : "noble Claude François, Antoine et Claude Antoine MICHAUD frères et fils du défunt François MICHAUD". Noble est au singulier. Faute d'orthographe? Ou seul Claude François, en qualité de fils aîné, a-t-il hérité du titre ? Enfants cités dans le testament de FRANCOIS MICHAUD: ANTOINETTE épouse de Jean BLONDOT de Salins (il faut lire ici : Jean BLONDEAU dit de SALINS, un PIROULET, du Chastelblanc). JEANNE PIERRETTE épouse de Denis BLONDOT de Châtelblanc. (il faut lire ici: Pierre BLONDEAU fils de Denis BLONDEAU-NATHOIRE). 3 garçons : CLAUDE FRANCOIS, ANTHOINE et CLAUDE ANTHOINE. François a épousé en 1) Henriette FERREUX, morte entre juin 1660 et le 20 mai 1661. Et en 2) Dlle Clauda (AJANIN? -difficile à lire sur l'acte). Le testament est publié le 22 avril 1662, mais cette date reste à confirmer. Malheureusement je n'ai pas retrouvé les partages des biens de François. Dans son Histoire de la ville de Pontarlier, Jules MATHEZ donne comme armes aux MICHAUD de Chaux-Neuve : "D'azur à 3 besants d'or, 2 et 1". Je ne connais rien sur ces MICHAULT - de Pontarlier avant de s'installer à Chaux-Neuve, sans doute au tout début du XVIIe siècle. Qu'y faisait FRANCOIS? Qu'y faisait son père? Le fait que François demande dans son testament que celui-ci soit publié à la justice de Pontarlier pourrait indiquer qu'il est né dans cette ville et non à Chaux-Neuve. Les MICHAULT - nous dit Louis MARTIN - prétendaient descendre de MICHAUD échevin de la ville de Pontarlier au XV e siècle. Jules MATHEZ a établi quelques notices sur des personnalités du Haut-Doubs. L'une d'elles est consacrée à "MICHAUD d'ARCON (LE)" qui fut subdélégué de l'intendant à Pontarlier dans la première moitié du XVIIIe siècle. C'était un descendant de François. Mathez dit "qu'il était de la famille du poète Pierre MICHAUD". Voici maintenant la notice que MATHEZ consacre à ce poète : "MICHAUD ou MICHAULT Pierre poète, né à Chaux-Neuve au commencement du XVe siècle. Mort vers 1467. Ce poète dont on ignore la date de la naissance et celle de la mort, fut secrétaire du comte de Charolais qui devint plus tard Charles le Téméraire. Il vivait encore en 1466, d'après la Croix-du-Maine; son nom ne se trouve pas dans l'état des officiers des ducs de Bourgogne en (?), d'où l'on peut conjecturer que MICHAUD n'était plus au service du comte de Charolais quand son prince succéda à son père en 1467; peut-être même cet écrivain mourut-il avant le duc Philippe-le-Bon. Il est resté de lui trois ouvrages composés dans le but de donner des leçons de sagesse et de vertu, et recherchés par les bibliomanes: 1° Le Doctrinal de cour, divisé en douze chapitres, selon l'ordre ou doctrinal de maître Alexandre, composé par maître Pierre MICHAULT, jadis secrétaire de monseigneur de Charollois, fils du duc de Bourgogne, par lequel on peut être clerc sans aller à l'école in 8° 1522.Cet ouvrage composé en 1466 et publié d'abord sous le titre de Doctrinal du temps, in-fol Gothique, fut dédié par l'auteur à Philippe le Bon, duc de Bourgogne. C'est une allégorie en vers et en prose qui représente MICHAUD accompagnant la Vertu, d'abord dans une école où des élèves suivent les cours de maîtresses intitulés Fausseté, Vantance, Vaine gloire, Ambition, Rapine, dérision, etc., puis dans une école où la Vertu avait régné, mais qui était aujourd'hui abandonnée et dans laquelle les maîtresses Justice, Prudence, Tempérance et Force sont endormies. Le poète termine par engager les hommes à se ranger sous l'égide de la Vertu s'ils ne veulent pas qu'elle disparaisse à jamais. Pour donner une idée du style de l'auteur, citons une des leçons de dame Dérision: Quand Jacopins ou les frères mineurs Pour vous montrer, seront vos sermoneurs, N'en suivez point leurs dits et leur parole, Ains blâmez fort leur vie et leurs moeurs, Disans qu'ils sont plus horribles pécheurs, Que ceux qui vont menant à leur école, Frère gauthier, Damp Richard, Damp Nicole, Ont fait ceci et l'autre fait cela, Et l'autre jour un tel les décela. 2°La danse des aveugles moralisée. Lyon 1543, in-8° réimprimé en 1749. Cet ouvrage en vers et en prose comme le précédent est en forme de dialogue entre l'auteur et l'Entendement, et démontre que tout est soumis ici bas à trois guides aveugles: l'Amour, la Fortune et la Mort; qu'il y en peu qui puissent se soustraire aux deux premiers, et que le troisième est inévitable (Du VERDIER dit que ce livre a été imprimé à Lyon en 1583 par Olivier ARNOULLET). 3° Complainte de très-haute et vertueuse dame, madame Isabelle de Bourbon, comtesse de Charollais, poème qui n'a pas été imprimé. Ces ouvrages sont à la bibliothèque de Besançon. Deux des plus jolis fragments sont cités dans Les Poètes français depuis le XIIe siècle jusqu'à Malherbe. Paris. Trapelet 1924. "
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